3 semaines en Islande, 12 semaines au Japon, 3 semaines à Roscoff (France), et 35 semaines en Bourgogne (France).
Le film a beaucoup recours à la technique du timelapse, qui est précisément l’art de compresser le temps. Il consiste à filmer un phénomène naturel très lent, souvent imperceptible à l’œil nu, sur une période donnée. En accélérant le sujet, nous arrivons « enfin » à percevoir l’invisible.

En modifiant la vitesse de croissance et l’échelle, le sujet change de définition.
Ainsi, une moisissure filmée de face et accélérée, devient comme un champ de fleurs. Une fougère se déploie comme un animal qui se réveille au premier rayon de soleil. Les plantes se transforment en animaux. Les minéraux, en plantes.
Les éléments de la nature que l’on pensait être un décor deviennent de véritables acteurs de la vie.
Pour Planètes, nous avons filmé en time-lapse pendant 9 mois avec 17 appareils photo. La prise de vue durait parfois plus de 4 semaines.