Les Trois brigands

Titre Les Trois brigands
d'après le conte de Tomi Ungerer
Réalisateur Hayo Freitag
Année de production 2007
Visa 119 005
Date de sortie 19/12/2007
Durée 1h19
Pays Allemagne
Âge à partir de 2/3 ans

Synopsis

La petite Tiffany traverse une sombre forêt à bord d’une diligence qui la conduit vers son nouveau foyer, un orphelinat dirigé par une tyrannique directrice. C’est alors que l’attelage se fait attaquer par les « maîtres de la forêt » : trois brigands à l’air patibulaire, portant de vastes manteaux et de grands chapeaux noirs. Mais l’audacieuse Tiffany est enchantée de cette rencontre : elle sent tenir là sa chance pour échapper à l’orphelinat. À l’aide de quelques stratagèmes et de quelques mensonges (!), elle parvient à se faire enlever par les trois brigands. La petite fille va totalement chambouler leur vie. Tiffany, parviendra-t-elle à convaincre nos trois compères de recueillir tous les malheureux orphelins du royaume ? Réussira-t-elle à transformer nos trois redoutables voleurs de grand chemin en trois gentils papas ?

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Bande-annonce

l'équipe

du film

Tomi Ungerer Auteur

“Mes racines sont en Alsace, mais mon feuillage est en Irlande.” Fils d’un horloger, il vit aujourd’hui dans une grande ferme, au beau milieu d’un paysage intemporel en Irlande du Sud. Strasbourg, le centre de cette “culture intermédiaire” à cheval entre l’Allemagne et la France et qui, selon lui, bascule un peu trop vers le français, est le second domicile de Tomi Ungerer. C’est là que Jean Thomas Ungerer est né le 28 novembre 1931, mais c’est à Logelbach, à proximité de Colmar, qu’il a grandi après la mort de son père en 1935. Ses années d’école sont marquées par la Seconde Guerre mondiale et l’occupation allemande. Ungerer rate son baccalauréat - son dernier bulletin lui fait savoir qu’il a un “caractère corrompu et insoumis” - et part à l’aventure à travers toute l’Europe, jusqu’en Laponie. Il passe même une année en Algérie dans le corps des méharistes - mais il doit rester le plus clair de son temps dans les hôpitaux militaires en raison d’une pleurésie. Après avoir été réformé de l’armée, il publie ses premiers dessins dans SIMPLIZISSIMUS, entre à l’École Municipale des Arts Décoratifs de Strasbourg, d’où on le prie très poliment de repartir au bout de quelques mois. En 1956, Ungerer atterrit à New York, avec 60 dollars en poche, la tête emplie de ses héros Steinberg, Thurber et Addams et une valise pleine de ses propres dessins. Du jour au lendemain, il devient une star : en tant que caricaturiste, illustrateur et auteur de livres pour enfants, plus de 80 livres issus de sa plume paraissent en dix ans, et en tant qu’affichiste, il réalise des campagnes publicitaires pour Willy Brandt, par exemple, ou encore pour le New York Times. En 1971, il quitte précipitamment New York en compagnie de sa seconde épouse, l’Américaine Yvonne Wright. “Tout à coup, nous ne pouvions plus supporter la vie citadine : à force de rouler à plein tube sur l’autoroute de la vie, notre carburant avait fini par s’épuiser ; nous étions au point mort. C’est pour cette raison que nous avons pris à pied le premier chemin de traverse venu et nous ne nous attendions même pas à l’inattendu.” Ungerer, la star, s’installe en Nouvelle-Écosse, au Canada, et devient éleveur de moutons, de porcs et de chèvres. Depuis 1976, il partage sa vie avec sa femme et ses trois enfants, entre Strasbourg et sa ferme à proximité de la ville de Cork, dans la province du Munster, au Sud-ouest de l’Irlande. Au cours de sa carrière, qui couvre désormais près de 50 ans, ce “stakhanoviste” a couché sur le papier quelques 40 000 dessins et a publié pas moins de 140 livres. Parmi les nombreuses distinctions de Tomi Ungerer, on citera sa nomination au sein des “500 World Leaders Of Influence” par l’American Biographical Institute (1992), le Prix d’illustration Hans-Christian Andersen (1998), sa nomination en tant qu’Ambassadeur pour l’enfance et l’éducation par le Conseil de l’Europe (2000), sa nomination au grade d’officier de la Légion d’honneur (2001), et le prix Erich Kästner qu’il a obtenu en 2003.

Hayo Freitag Réalisateur, coscénariste

Après des études d’art et de philosophie à Hambourg, Hayo Freitag (né en 1950) se consacre à la littérature. Sa passion pour la narration, et surtout pour la narration par l’image, l’amène à produire des livres d’images pour adultes, des parodies, des œuvres politico-satiriques, des recueils de poésies et des livres de photographies. C’est en 1984 qu’il commence à réaliser ses premiers courts métrages animés. En 1986, le Prix de la meilleure animation du Festival international du dessin animé de Zagreb et, la même année, le Prix allemand du court métrage lui sont décernés pour Mon frère (12 min.) Il est également sélectionné par le Museum of Modern Art de New York catégorie “Best Animation”. Après avoir réalisé de nombreux films publicitaires pour le cinéma et la télévision jusqu’en 1990, il travaille en tant que “character designer” et animateur sur le long métrage d’animation allemand Werner - Beinhart, en collaboration avec Michael Schaack. La même année, il crée les personnages pour la série télévisée irlandaise Shamrogues. Par la suite, en tant que réalisateur, designer et animateur, il met en scène la sombre séquence cauchemardesque du dessin animé Felidae (Michael Schaack - 1994) Après avoir conçu le design des séries télévisées Loggerheads (1995) et Max et Moritz (1997 - Prix Erich Kästner), Hayo Freitag se lance, en collaboration avec la Trickcompany, dans le court métrage Das Pflaumenhuhn (1997) pour lequel il est tout à la fois designer, auteur, animateur et réalisateur (Prix Friedrich Wilhelm Murnau). Avant de se consacrer à la réalisation des Trois Brigands, Hayo Freitag a d’abord exercé ces mêmes fonctions pour Capitaine Ours bleu (1999, Lola d’or du Prix du film allemand) et Werner : Ein Volk - ein Könich (2003).